joliangeldemon Admin


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 | Sujet: Arès/Mars Ven 21 Déc - 20:22 | |
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Ares est le dieu de la guerre et de la violence; il est le seul fils légitime de Zeus et de Héra. Autour de lui, l'imagination populaire voyait tout un cortège allégorique: Enyo (déesse de la guerre), Eris (la Discorde), Deimos (la Crainte) et Phobos (l'Epouvante), et les Kères (divinités du meurtre et de la mort violente). Il fait partie des douze Olympiens, et il remplissait l'Olympe du bruit de ses querelles incessantes, ennemi en particulier d'Héraclès et d'Athéna; il se rendait détestable aux yeux de tous les Immortels et Zeus et Héra eux-mêmes le déclarent sans ambage dans l'Iliade. Chez les romains, il fut identifié à Mars, fils de Junon et de Jupiter. Une tradition curieuse, rapportée par Ovide, veut que Junon ait engendré Mars sans le concours de Jupiter, mais grâce à une fleur magique aux vertus fécondantes, que lui avait procurée Flore.
ATTIBUTS Il est le dieu guerrier par excellence et il est normal le voir représenté vêtu de son armure d'airain, coiffé d'un casque étincelant à la crinière ondulante, son bras, protégé par un bouclier, brandit une lance ou un glaive. Pour d’autres, ses attributs sont simplement : la torche, la lance et le casque
SES AMOURS Arès n'était pas marié mais il eut de très nombreuses aventures, notamment avec Aphrodite.
 Venus et Mars dans les filets de Vulcain
Aphrodite, sa préférée. Il ne vivait en bonne intelligence qu'avec Aphrodite; Si dans l'Iliade l'amour d'Arès et d'Aphrodite n'est qu'ébauché, il devient une passion déchaînée dans l'Odyssée. Arès venait rendre visite à Aphrodite la nuit de peur que Hélios, le Soleil, qui voit tout, rapportât les faits à Héphaïstos, époux légitime d'Aphrodite. Arès posta devant la porte un jeune éphèbe du nom d'Alectryon qui devait l'avertir afin qu'il puisse quitter la chambre avant le lever du Soleil. Malheureusement un matin ce dernier oublia la consigne et les deux amants, furent surpris par Héphaïstos, averti par Hélios, qui les enferma dans un filet magique qu'il est seul capable de manoeuvrer et les exposa ainsi à la risée des Immortels, exception faite des déesses qui ne vinrent pas pour ne pas désobliger Aphrodite. Puis il demanda à Zeus de lui restituer toute la dot. Les dieux tombèrent d'accord pour imposer une amende à Arès et Hermès avoua qu'il prendrait bien la place d'Arès ce qui fit redoubler les rires. Seul Poséidon ne riait pas car il négociait âprement avec Héphaïstos la libération des infortunés amants. Il fallut que Poséidon promît de payer la caution si Arès refusait de le faire, pour qu'Héphaïstos finisse par les relâcher. Aphrodite, honteuse, se réfugia dans l’île de Chypre, son île natale. Arès s'en alla en Thrace non sans avoir transformé le pauvre Alectryon en coq et en le condamnant pour l'éternité à avertir de l'arrivée du Soleil. Les deux amants étaient très jaloux. Arès ne supporta pas qu'Adonis fasse la cour à Aphrodite. Il se changea en sanglier et tua le bel Adonis. De même Aphrodite se vengea sur Eôs des incartades de son amant.
Il eut également de nombreux enfants : Ses enfants avec Aphrodite se nommaient : Déimos : incarne la Crainte Phobos : incarnation de la peur panique, il accompagne son père à la bataille avec son frère Déimos. Harmonie : épouse de Cadmos roi de Thèbes. Les dieux assistèrent à leur mariage. A cette occasion, Harmonie reçut de somptueux cadeaux : une merveilleuse robe de mariée et un collier oeuvre d'Héphaistos. Mais une malédiction s'attacha à ces objets à travers les générations. (Selon d’autres mythes elle serait également la fille de Zeus et Electre, fille d’Atlas).
Il eut un fils avec Aglauros : Alcippé
Ainsi que d’autres enfants dont nous aborderons les sujets plus tard.
LEGENDES Les légendes où Arès apparait sont peu fréquentes et comme dans ses amours il apparait rarement à son avantage.

Les combats d'Arès Arès est un guerrier redoutable mais sa fougue et son impétuosité ne le mettent pas à l'abri de blessures. Pendant la guerre de Troie, Arès combattit du côté des Troyens, alors qu'il avait promis à sa mère et à Athéna de seconder les Grecs; mais il joua là un rôle indigne. Assisté d'Athéna, Diomède le blessa sérieusement, ce dont le dieu se plaignit à Zeus. Plus tard, il essaya de se joindre à la bataille, malgré l'interdiction de Zeus, mais Athéna l'en empêcha en l'insultant. Au cours de la dispute, Arès attaqua la déesse et lança son javelot vers le bouclier magique (l'Egide): Athéna ne fut pas blessée, mais, au contraire, elle étourdit Arès d'un coup de pierre. Comme Aphrodite tentait de le mettre à l'abri, Athéna assomma cette dernière d'un coup de poing. Ce ne fut pas la seule fois qu'Arès fut vaincu. Lorsque Héraclès, sur le chemin de Delphes, au bord du golfe de Pagases, fut défié par Cycnos, le fils d'Arès, le dieu lui-même se mêla au combat. Mais le héros, assisté d'Athéna, tua le brigand Cycnos et blessa Arès à la cuisse ou bien Zeus sépara d'un coup de foudre les deux combattants. Dans une autre circonstance, devant Pylos, Héraclès blessa Arès à la cuisse et le dépouilla même de ses armes.
Arès enchaîné Parfois il semble même un peu stupide, un jour; il fut enchaîné et enfermé dans un pot de bronze pendant treize mois par les géants Otos et Ephialtès, les Aloades (fils de Poséidon), qui avaient décidé de déclarer la guerre aux dieux et d'escalader le ciel en mettant les montagnes les unes sur les autres. Il aurait péri si Hermès n'avait pas été informé de son infortune par Eriboea, la nourrice des géants, prise de compassion pour ce dieu déchu. Une fois délivré, Arès s'enfuit à Naxos pour se cacher.
Mission accomplie Une autre fois il réussit la mission que lui avait confiée Zeus en libérant Thanatos que Sisyphe, roi de Corinthe, retenait prisonnier.
Le meurtre d'Hallirhothios Pour avoir violenté sa fille Alcippé qu'il avait eu d'Aglauros, fille de Cécrops, il tua de sa main Hallirhothios, le fils de Poséidon. Pour ce meurtre il fut jugé par les dieux réunis en assemblée à proximité de l'Acropole. Lors du jugement les voix se partagèrent de façn equitable et c'est le vote de Zeus (ou d'Athéna) qui fit pencher la balance en sa faveur. Il fut acquité mais dut se soumettre à une longue servitude (il semble qu'Arès doive servir parmi les mortels, sans doute pour prix de ce meurtre). La tradition veut qu'Arès ait donné à cette colline le nom d'Aréopage en souvenir de ce jugement et il y aurait institué un tribunal destiné à juger les meurtres. Toutefois Eschyle donne une autre version: d'après lui ce seraient les Amazones qui auraient etabli sur cette colline un sanctuaire à leur protecteur et père à la fois et lui auraient donné le nom d'Aéropage.
ICONOGRAPHIE Ares n'a guère inspiré les artistes grecs. Sur les anciens vases peints, tel le vase François, c'est un hoplite armé de toutes pièces. Le type se transforma plus tard, peu avec le sculpteur Alcamène, bien plus avec Scopas dont l'Arès Ludovisi est peut-être inspiré: c'est un beau jeune homme rêveur, presque entièrement nu, assis près d'un bouclier, un Eros à ses pieds. Les représentations du dieu deviennent plus nombreuses dans l'art gréco-romain: on l'associe en particulier à Aphrodite. Dans les représentations modernes il est là aussi très souvent accompagné par Aphrodite / Vénus en particulier la scène où les deux amants sont piégés par Héphaïstos / Vulcain
LES LIEUX DE CULTE Sa résidence préférée est la Thrace — les Thraces, pour les Grecs, étaient un peuple guerrier et batailleur. Il est révéré par les peuples de Colchide et de Scythie. En Grèce, il n'a que peu de lieux de culte. Une fontaine lui est consacrée à Thèbes, en souvenir de la légende de Cadmos, qui avait semé là les dents d'un dragon, fils d'Arès, qui donnèrent naissance aux Spartes. Par la suite, Cadmos fait la paix avec Arès en épousant Harmonie, fille du dieu et d'Aphrodite, avant de fonder Thèbes. La métaphore est claire : la fin des guerres apporte l'ordre et l'harmonie, et permet la fondation de la cité16. C'est surtout à Sparte qu'il fait l'objet d'un culte. Les éphèbes lui sacrifient un chien à Thérapné, en Laconie. À Géronthrai, située au nord d'Hélos, toujours en Laconie, il est célébré dans des fêtes excluant les femmes. À Sparte même, un sanctuaire lui est dédié sous le nom d'Arès Théritas, c'est-à-dire « le sauvage », épiclèse parfois rattachée à Théra, sa nourrice. En Attique, il possède un sanctuaire à Acharnes. Une stèle, actuellement conservée à l'École française d'Athènes, reproduit sans doute la statue du culte. Au Ier siècle, le sanctuaire est transféré sur l'Agora d'Athènes et une nouvelle statue est érigée, dont l'Arès Borghèse est sans doute une copie. À Tégée, en Arcadie, les femmes le célèbrent dans des fêtes qui leur sont réservées, et commémorent leur vaillance contre les Spartiates. Près de Trézène, un sanctuaire lui est consacré en souvenir des Amazones, ses filles. À Athènes, il est vénéré en association avec Aphrodite. Enfin, il a des temples à Argos et Salamine. Au total, sa place dans la religion grecque antique est bien loin d'égaler celle de Mars chez les Romains. |
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